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Le Ballet des ombres

Le Ballet des ombres fait partie des premières compositions publiées d’Hector Berlioz. L’auteur du texte est Albert-Marie Du Boys (1804 - 1889), un ami de Berlioz, qui a fait une traduction en vers d’un poème de Johann Gottfried Herder (1744 - 1803) : "Der Schattentanz".

L’oeuvre date de 1829 et a reçu le numéro d’Opus 2. Quelques temps plus tard, Berlioz retira cette oeuvre de la publication pour en réutiliser des thèmes dans d’autres de ses compositions...

Ce choeur avec accompagnement de piano est très caractéristique du goût romantique naissant en France (et magnifiquement servi par Berlioz) pour le fantastique, le lugubre et l’étrange...

Le compositeur a inscrit en tête de la partition la citation suivante :
"Tis now the very witching time of night, When churchyards yawn, and hell itself breathes out Contagion to this world..." Shakespeare (Hamlet Acte III scène 3)

MP3 - 2.7 Mo
Soprano / Ténor 1
MP3 - 2.7 Mo
Alto
MP3 - 2.7 Mo
Ténor 2
MP3 - 2.4 Mo
Basse

- 1. Formez vos rangs, entrez en danse
- L’ombre descend, le jour s’enfuit.
- Ombres, votre règne commence
- Dans la sombre horreur de la nuit.

- Lorsque le souffle des orages
- Agite les vertes forêts,
- Il vient aussi dans nos bocages
- Faire frémir les noirs cyprès.

- Formez vos rangs, entrez en danse,
- Ombres, prenez-vous par la main,
- Troublez cet auguste silence
- Qui règne sur le genre humain !

- 2. Pour les rangs point de jalousie,
- Ombres de bergers et de rois !
- Oubliez que l’orgueil, l’envie
- Vous divisèrent autrefois !

- L’un n’éprouva que des traverses ;
- Dans le bonheur l’autre vécut.
- Tous ont pris des routes diverses
- Pour venir tous au même but.

- Ombres, oubliez de la terre
- Et les plaisirs et les travaux !
- Formez une danse légère
- Qui courbe à peine les pavots !

- 3. Formez vos rang, entrez en danse !
- Mais la lune se lève et luit.
- Gagnons l’Élysée en silence,
- Et rendons le calme à la nuit !

- Mortels, lorsque dans les nuits sombres
- Notre voix vous réveillera,
- Songez bien qu’à la voix des ombres,
- Un jour, la vôtre s’unira !

- Pourquoi nous craindre, enfants des hommes ?
- Ce que vous êtes nous l’étions,
- Et vous serez ce que nous sommes.
- Au revoir ! nous nous reverrons !